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L'histoire du RER, et
particulièrement celle de ses convents, est complexe et sujette à
diverses interprétations. On n'en donne ici qu'un bref aperçu. Nous ne
pouvions pas faire l'économie de ce sujet, mais ce site a surtout pour
vocation de communiquer à propos d'une loge qui pratique le RER. Ce
n'est pas un site à propos du RER. L'amateur d'histoire maçonnique nous
pardonnera donc les raccourcis et imprécisions que cela entraîne, et
nous renvoyons à la page de liens les lecteurs désireux d'obtenir une
information plus complète et plus précise.
En 1772, Jean Baptiste Willermoz, un maçon
lyonnais, apprend l'existence de la Stricte Observance Templière, née
le 24 juin 1751 sous l'impulsion du baron allemand Von Hund. Willermoz
demande et obtient son affiliation à ce système maçonnique convaincu
que le système allemand remplit mieux les objectifs que la Maçonnerie
se propose d'atteindre.
Lors du Convent des Gaules, tenu à Lyon en 1778,
Willermoz fait adopter une réforme de la Stricte Observance Templière
qui deviendra l'Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte. Il
y introduit des éléments de la pensée de Martinès de Pasqually.
Le Convent de Wilhelmsbad de 1782, donne
naissance au Régime Écossais Rectifié avec une structure hiérarchique
particulière en quatre grades dits symboliques (Apprenti, Compagnon,
Maître, Maître Écossais de Saint‐André), surmonté d'un niveau
chevaleresque formant l'Ordre Intérieur et composé de deux grades
(Écuyer Novice, Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte). Tout en
haut de la hiérarchie se trouvait une classe secrète également composée
de deux grades (Profès, Grand Profès).
Après la Révolution, il ne subsiste que quelques
rares Loges en France. En Suisse, le Régime se maintient sous
l'autorité du Grand Prieuré Indépendant d'Helvétie, créé en 1779.
Par la suite, le Régime Rectifié connaîtra une
histoire chaotique en France avec la création de plusieurs Prieurés.
Actuellement, le Rite Écossais Rectifié est pratiqué en France par
environ un dixième des Loges. En Belgique, les Loges travaillant à ce
rite sont moins d'une vingtaine.
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